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  • Benoit Bail

Dégustation du George T. Stagg 2005 Lot B.

Tout d'abord, je te souhaite une bonne et heureuse année 2021, remplie de bonheur, de bien-être et de bourbon bien évidemment.


Je sais que cela fait quelques temps que nous ne nous sommes pas parlés, mais ne t'inquiète pas pour autant car me voilà de retour et je ne suis pas venu les mains vides, car je vais partager avec toi une dégustation assez exceptionnelle que j'ai eu l'occasion de faire récemment...

En effet, en octobre dernier, mon cher ami Olivier Scars du blog www.whorhumtheworld.com m'appelle pour me dire que notre ami Hubert Corman, expert en spiritueux et propriétaire de la boutique Corman-Collins en Belgique, a mis en ligne quelques samples de bourbon qui pourraient me plaire et que nous pourrions déguster ensemble.

Ni une ni deux, nous les commandons et les samples arrivent. Il aura quand même fallu attendre jusqu'à noël pour qu'Olivier et moi aient l'occasion de finalement goûter ces petites merveilles (ou pas!). Voici d'ailleurs un replay de notre dégustation que nous avions fait en direct sur le groupe du Comité du Bourbon.


Dans les quelques samples que nous avons reçu se trouvait un échantillon d'une référence qui me tient énormément à coeur que j'avais hâte de goûter: le George T. Stagg, tout droit issu de l'Antique Collection de chez Buffalo Trace.

Alors, concernant le produit, que dire de plus?


Tout d'abord, comme son petit frère Stagg Jr, le George T. Stagg est également embouteillé brut de fût. Dans le cas présent, cette référence sortie en 2005 titre à 65,9% ABV, soit 3,4% de plus que son degré de mise en fût. Un phénomène récurrent selon cet article... 😉

Un nouveau George T. Stagg est mis sur le marché chaque année, dans le cadre de la fameuse Antique Collection qui comprend les embouteillage suivant (voir l'image au dessus):

  • William Larue Weller

  • Thomas Handy Sazerac

  • George T. Stagg

  • Eagle Rare

  • Sazerac

Ces raretés se marchandes à prix d'or de nos jours et sont devenus de réels objets de collection pour les puristes du genre, autant que pour les flippers qui se font un malin plaisir à assécher le marcher dans le but de faire du profit.


Quoi qu'il en soit, celui que nous dégustons aujourd'hui nous vient de 2005, une année particulière car la seule année où la distillerie Buffalo Trace a décidé d'embouteiller deux éditions du George T. Stagg, à savoir l'une pour le marché du Kentucky et une autre pour le marché externe à l'État. Quelques dixièmes de degrés d'alcool séparent les deux versions. Ce qu'il faut retenir cependant, c'est que ce bourbon est tout de même vieillit pendant près de 17 ans et sa distillation date plus précisément de 1988, une époque où la distillerie Buffalo Trace portait encore le nom de Stagg Distillery.

Mais alors, que vaut-il a la dégustation?

Je m'y suis pris en deux fois, une fois avec Olivier lors de la vidéo avec une impression plutôt positive du produit et une seconde fois en solitaire, accompagné d'un cigar Brickhouse Toro.


Au nez, on découvre tout d'abord un côté très gourmand, rappelant un dessert au caramel, avec des arômes de chocolat noir, de vanille, puis des odeurs de boîte à cigare également. Finalement, on accepte la sucrosité naturelle qui se mélange au doux parfum boisé et épicé de ce bourbon, alors que les vapeurs d'alcool ne sont finalement pas aussi invasive malgré le haut degré de ce whiskey. On en attend beaucoup en bouche finalement, tellement il fait saliver...


En bouche, on est sur un profil type de ce que tout bourbon devrait être selon moi. On retrouve les épices: muscade, cannelle, vanille... mais on découvre d'autres arômes comme le cuir qui se fait drôlement ressentir et se mélange au goût boisé du bourbon. Ce dernier est riche, très riche même, mais tellement agréable. C'est le genre de bourbon que l'on boit sans réelle prise de tête et sans trop devoir réfléchir. On apprécie juste le moment.

La finale quant à elle est longue et plus complexe que le goût initial, avec de la vanille et du caramel, quasi omni-présents, et un petit goût de biscuit gourmand qui rappelle les épices de noël en fin de bouche.


Conclusion: Ce bourbon ne m'a pas laissé sans émotions et ne m'a certainement pas déçu (si ce n'est que par son prix, néanmoins justifié). Si vous avez un jour l'opportunité de tremper vos lèvres dans ce dernier, foncez-y les yeux fermés, vous ne le regretterez pas. PS: avec un cigare, ce dernier est juste sublime.




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